Le premier mois de location est souvent compliqué financièrement, surtout quand on est locataire d’un logement seul ou en colocation.
En effet, c’est le moment où l’on doit payer le loyer et les charges du nouveau logement avant de recevoir la première aide au logement (APL, ALS ou LLD).
De plus, il est crucial de vérifier les conditions d’éligibilité pour bénéficier de l’APL. Nous vous avons donc listé 5 astuces pour éviter les mauvaises surprises lors de ce premier mois de location.
Comprendre comment fonctionne l’APL
Aide Personnalisée au Logement (APL) versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA), permet d’alléger le montant du loyer à payer.
Pour optimiser votre versement, il est recommandé de faire une simulation APL avant de signer le bail. L’APL s’adresse aux locataires ou sous-locataires d’un logement conventionné en résidence principale, et son montant dépend de plusieurs critères :
- Les ressources du foyer
- La composition du foyer
- La situation professionnelle des occupants
- La zone géographique où se situe le logement
Bon à savoir :
L’APL n’est pas automatiquement versée dès l’emménagement dans un nouveau logement. Un mois de carence s’applique et l’aide n’est accordée qu’à partir du mois suivant la demande en ligne.
De plus, il est essentiel de bien remplir sa déclaration de ressources pour connaître le montant des droits.
Ainsi, le premier mois de location n’est pas toujours couvert par l’APL, une surprise pour beaucoup de nouveaux locataires. Avoir connaissance de cette temporalité et des conditions d’éligibilité permet d’anticiper ses finances et ainsi éviter les déconvenues lors de son emménagement.
Le logement choisi, un critère important pour bénéficier de l’APL au maximum
Le type de logement a une incidence sur les droits à l’APL et sur le montant de l’aide : seuls les logements conventionnés (dont le bailleur a signé une convention avec l’Etat) ouvrent droit à l’APL.
Avant de signer le bail, vérifiez donc ce point avec le propriétaire ou l’agence immobilière.
De plus, assurez-vous que la date d’entrée dans les lieux est en accord avec la date à laquelle vous souhaitez commencer à bénéficier de vos droits au logement.
Par ailleurs, la surface du logement et son loyer ne doivent pas dépasser certains plafonds pour que vous puissiez optimiser votre versement de l’APL dans sa totalité.
La localisation du logement entre également en jeu puisque c’est en partie selon la zone géographique que sera calculée votre APL. Les grandes villes et les zones tendues où il est difficile de se loger bénéficient parfois d’un montant d’aide plus important mais les loyers y sont aussi souvent bien plus élevés. Il est essentiel de connaître les conditions d’attribution de l’APL en fonction de sa situation et de la zone choisie pour maximiser votre apl et éviter des mois de carence ou des déceptions lors du premier versement tardif.
Prendre en compte les autres dépenses liées à la location

En plus du loyer, le premier mois de location peut être synonyme de nombreuses autres dépenses.
Le versement d’un dépôt de garantie – d’un à deux mois de loyer – est par exemple demandé au moment de la signature du bail. S’ajoutent à cela les éventuels frais d’agence. Il faut donc avoir anticipé suffisamment d’épargne pour prendre en charge tous ces frais, et ce même sans compter sur l’APL qui interviendra seulement plus tard.
Les charges locatives, l’assurance habitation obligatoire, l’ouverture des compteurs d’eau, gaz ou électricité, sans oublier l’achat éventuel de mobilier ou d’électroménager sont également autant de dépenses induites par une nouvelle location à prendre en compte. L’APL ne couvre pas ces frais annexes et le premier mois reste souvent le plus cher pour un nouveau locataire. Prendre en compte tous ces éléments dans son budget permet d’éviter les mauvaises surprises financières lors de son installation.
Quels sont mes droits et mes devoirs en tant que locataire ?
Le locataire doit connaître ses principaux droits (logement décent, interdiction des hausses de loyer abusives, respect du préavis en cas de départ…) mais aussi ses principaux devoirs (entretien courant du logement, paiement du loyer et des charges à la date convenue, respect du voisinage…).
Car si le propriétaire a des obligations envers son locataire (bail en bonne et due forme, état des lieux d’entrée, réception des différents diagnostics techniques…), le locataire a également des devoirs. Le manquement de ces derniers peut entraîner des conséquences désagréables : suspension de l’APL ou résiliation du bail… Bien identifier ses droits et obligations permet d’éviter les litiges et d’assurer le versement continu de l’aide au logement.
Découvrez vos principaux droits et devoirs en tant que locataire.
Anticiper la constitution de votre dossier APL
Pour bénéficier le plus rapidement possible de l’APL, il convient de réunir l’ensemble des pièces justificatives nécessaires avant même votre emménagement.
Un dossier complet et conforme permet non seulement un traitement rapide de votre demande, mais aussi d’éviter les demandes de pièces complémentaires pouvant retarder le versement de vos aides.
Voici les documents habituellement exigés :
- Un justificatif d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport…)
- Les justificatifs de ressources des trois derniers mois (bulletins de salaire, avis d’imposition, allocations…)
- Un Relevé d’Identité Bancaire (RIB) à vos nom et prénom
- Le bail ou contrat de location signé par les deux parties
- L’attestation de loyer remplie et signée par le propriétaire ou l’agence immobilière
- Un justificatif de domicile précédent ou une attestation sur l’honneur en cas de premier logement
- Les coordonnées complètes du logement (adresse, type de logement, surface…)
Il est par ailleurs important pour vous de vous renseigner sur les démarches en ligne à effectuer sur le site internet de la CAF ou de la MSA. Cela vous permet notamment d’avoir connaissance de l’état d’avancement de votre demande et des délais estimatifs pour le traitement et le versement.Vous procédant ainsi, vous réduisez considérablement le temps d’attente avant votre premier versement et donc l’impact financier du premier mois sans aide. Une bonne organisation et un minimum réactivité sont donc les meilleures garanties pour faire de votre emménagement dans votre nouveau logement un moment serein !

